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Histoire de la grosse bite à travers les Âges

Déc 11 2011 Published by under fiction

Dans l’immensité des expériences que nous offre cette chienne de pute de vie, à travers les naissances, les premiers emplois, les ratés conjugaux, les lettres d’huissiers et les tartines qui tombent toujours du côté beurré, il y a quand même quelque chose qu’on ne nous enlèvera pas, quelque chose qui n’appartient qu’à nous, ce moment magique et singulier où tu t’aperçois que ton amant a une grosse bite. Je ne parle pas de la bite moyen-plus, celle qu’on croise relativement régulièrement au rayon surgelés de supermarchés, celle qu’on feint d’adorer en la frottant délicatement contre notre joue, non, vraiment la grosse bite, celle qui ressemble au déodorant FA de tes 15 ans, celui là même que tu utilisais pour te dévirginiser tranquillement pendant la sieste de Papa et Maman. Un morceau de bidoche énorme, mini roti sans filet, aussi large en bas qu’en haut, long comme un saucisson sec, et dur comme une dent de bébé requin, voilà le portrait de la queue qui t’extirpe à chaque fois ce soupir-sourire de contentement lorsque tu la découvres pour la première fois attachée à quelqu’un. D’ailleurs parlons en de ce quelqu’un : il arrive que par un coup du destin, cette pute donc, on se retrouve à bécoter de façon déshabillée un type pas franchement jojo, pas franchement ta came, mais par désœuvrement, par alcoolémie avancée ou par sens du service à l’humanité, tu décides quand même de te le taper. Le genre de mec que tu embrasses pas trop parce qu’il pue un peu de la gueule, mais qui fait bien la grande cuillère quand t’as besoin de souffler trois minutes dans les bras d’un individu, n’importe lequel. Bref, imaginons ce Marcel Quidam, et offrons lui par le plus grand des miracles une bite énorme. Génie ! Folie ! Marcel gagne immédiatement +5 points dans l’échelle de l’intêret. On pourra rapporter aux copines avec la syntaxe suivante : « Marcel ? ouais je sais il est pas terrible, mais quand tu vois sa bite, franchement, tu comprends tout quoi ».

On comprend tout, on comprend rien, mais on sait que la grosse bite est un atout. Il convient maintenant de préciser qu’un connard à la queue bouffie qui s’en servirait comme d’un marteau piqueur dans notre pudding intérieur serait malvenu. A gros engin, grosse responsabilité. Essayez donc de vous faire pilonner en levrette pendant 28 minutes par une bouteille d’Evian format Sport, et revenez ici nous donner vos impressions. C’est pas terrible, ca fait mal, voir même ca blesse, ca crevasse et ca fissure, ca assèche le fondement et ca nous demande de nous cracher sur les doigts en rythme pour subvenir à nos besoins de lubrification. C’est donc très pénible et pas du tout jouissif. On ne pourra même pas prétendre s’adonner à une fellation endiablée pour calmer les velléités de terrassement de notre ami bien monté : la grosse bite ne rentre en effet pas dans ta bouche. Il te faut prendre des pauses de PornStar fatiguée, de côté, par en dessous, par dessus, en rond, pour l’appréhender avec comme résultat final la certitude d’avoir complètement oublié comment on sucait. La grosse bite a cela d’infantilisant : comme on ne la croise pas tous les quatre matins, on perd parfois l’habitude et l’entraînement nécessaire à son utilisation optimale. On fait de notre mieux sous le regard compréhensif du mâle, qui bien conscient de son priape argument, devra se résigner à se faire sucer du bout de la langue tout au long de sa vie, à moins d’employer un succédané plastique ou de louer les services d’une professionnelle. On se consacre alors étrangement plus facilement aux testicules, grandes oubliées des ébats avec les sexes de taille normale, car elles nous semblent soudain de taille parfaite, c’est à dire, qu’elles ont au moins, ELLES, la décence de rentrer en entier dans notre gosier. Une fois ces détails d’échelles, de centimètres et de coudées réglés, il vous faut ensuite définir les paramètres de votre servitude à la déesse Bite : êtes vous prête à utiliser des moulages en plastique afin de préparer votre orifice anal à une pénétration ? C’est laid mais c’est pourtant fort pratique : pour un rdv à 21H, commencez dès 15h à expliquer à votre anus qu’il va être perforé en tous points, et du carotte à la courgette, de Charybde en Scylla, détendez en toute simplicité votre musculature puissante. Parce que toutes les langues et tous les doigts du monde ne suffiront pas, vous le savez comme moi.

Si la grosse bite est insucable et inbaisable par le commun des mortels, il reste tout de même de charmants spécimens pédagogues et spécialistes attachés à ces appendices. Et puis la queue énorme surprise dans le caleçon de l’ami de l’après-midi, c’est un peu comme trouver un billet de 20 euros dans le caniveau, du chocolat de marque dans les pochettes surprises pour garçons de chez LIDDL, ou une tête de beu dans ton paquet d’Amsterdamer ca tient de la légende urbaine. Et quand ca t’arrive plusieurs fois de suite, tu penses tout de suite à la Perfect Week : 7 jours, 7 queues énormes, un seul challenge, en sortir sans mycoses et sans brûlures au 3ème degrés au genoux. Dans l’euphorie de l’enchaînement, tu repenses bien sur avec nostalgie à toutes les bites normales que tu as aimé avant, tu les serres contre ton imaginaire coeur comme un bouquet de fleur séché acheté sur un marché en Provence après les vacances, tu sais que tu y reviendras, parce qu’elles sont fidèles, travailleuses, loyales, mais comme une connasse, tu préfères croire à ta chance, et tu rachètes un paquet de Manix XXL, avec un sourire complice de la pharmacienne, et la musique de Rocky dans les oreilles.

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