Girl Bashing

Nov 05 2012

Ce que je prefere sur Internet, c’est détester les gens, et plus particulièrement les meufs. C’est tellement facile. Pourquoi s’emmerder à argumenter, à chercher à connaître, à lire un article ou même à remonter une TL ? Un mot, une photo, et je te classe directement dans mon petit classeur estampillé GROSSE PUTE, et comme ta chatte aussi profonde qu’une catacombe visitée par un car d’américains, c’est un gouffre trop profond, les parois glissent et dégoulinent, it’s a trap, bitch. Parfois j’ai des révélations, et je me fends d’excuses comico-pathétiques, tu n’es pas celle que je croyais, vraiment pardon, fouette moi la couenne avec ta frange, marque moi au fer rouge de ton indifférence, bref, profil bas. Mais c’est rare, dans la vie comme sur le web, j’ai un radar à connasses, je sens la merde qui colle à tes semelles comme un chien d’arrêt à la diète. C’est peut-être ton comportement de chagasse en soirée qui m’agace, peut-être que ce sont les vies que tu t’inventes à longueur de caractères, tes saillies post-féministes à base de mon papa à moi est un gangster, bref, y’a toute une typologie de meufs que je ne peux pas blairer, elles sont souvent potes entre elles d’ailleurs, un genre d’anti club Dorothée pour décérébrées. Je ne prétends pas à la justice, assise sous mon peuplier j’ai qu’à voir ta gueule pour trancher, j’ai les trois pouvoirs bien vener dans mon index, puissance de feu limitée, juste la petite jouissance mesquine de détester quelqu’un, de se moquer, de trouver sans cesse de nouveaux dossiers.

Je sais bien qu’on joue toutes ensemble à la grande famille dysfonctionnelle de la féminité, on a un utérus en commun, il ne suffit pas à nous rassembler, même pas sur l’essentiel, sur le viol, la violence, l’avortement, toujours quelqu’une pour la ramener, pour expliquer que c’est un peu de sa faute, à cette connasse en mini jupe qui se laisse tripoter un peu bourrée, que oui avorter c’est permis, mais que c’est quand même un peu abusé. Je voudrais les sortir, leur enfoncer la tête dans les glaires sanglantes d’un petit foetus mort, les jeter attachées dans un gang bang de routiers polonais, j’ai la thérapie par la violence comme unique solution pour ces nanas traitres à la cause, et comme c’est impossible, comme frapper n’est pas jouer, je me contente de les haïr, de relever chaque faute d’orthographe, chaque énormité, je note consciencieusement, rien ne s’efface. Au jour du grand jugement, quand les amazones domineront le monde, j’apporterais mes petits cahiers raturés, en bonne collabo, et j’assisterai au procès, enveloppée dans ma dignité. Ou plutôt, il ne se passera jamais rien, et je me crée seule des ennemies imaginaires à batailler, parce que j’ai trop de temps libre, ou trop d’énergie à dépenser. Va savoir. Ce que je sais, c’est que je suis hypersensible sur certains sujets, et que je suis de moins en moins tolérante avec celles qui refusent de s’éduquer, qui refusent de voir le monde sans Louboutins et sans soldes sur Vente Privée. Ca devient épidermique, et ca me rend triste, de ne plus avoir la foi, de préférer cracher plutôt que de discuter.

8 responses so far

  1. Les femmes… La seule majorité qui se prend pour une minorité.

  2. Et toi Cassandre tu te prends pour quoi ?

  3. Tu parles de qui, par exemple ? Bon, comme j’ai pas de Louboutin, que je ne fais pas les soldes rapport à la foule, et pis t’façons je m’habille chez les pakis donc c’est en solde déjà à la base, sans compter que j’ai l’air plutôt d’accord avec toi sur le viol et l’avortement, tout ça pour dire que je ne me sens pas visée, mais ça m’intéresse de lire des points de vue diamétralement opposés au mien… Jusqu’à un certain point.
    D’ailleurs, je rajouterai que la cause dont tu parles, elle ne devrait pas non plus être trahie par les hommes, parce que bordel, on est quand même toutes et tous dans le même bateau qui prend l’eau.
    Amen.

  4. Je trouve que ça donne une mauvaise image du routier polonais, alors qu’en vrai son frère est p’être plombier (http://embruns.net/images/plombier-polonais.jpg) et lui en plus il est bien plus proche de nous, il est sur la route là juste devant…

  5. Je me prend pour une femme qui en a marre que d’autres femmes lui rappellent sans arrêt que c’est une femme et que c’est trop la merde d’en être une et qu’on est victime de tout parce qu’on est des femmes.

  6. Bordel, ça donne vachement envie de dégueuler.

  7. Je cite: « Je voudrais (…) les jeter attachées dans un gang bang de routiers polonais »

    Meuf, tu ne peux pas dénoncer le viol tout en l’encourageant de quelque façon que ce soit. T’as commis à la fois une sale incohérence et un « trigger » pour les survivantes. C’est quand même barge de lire ça sur le blog d’une autoproclamée féministe. Même pas t’es fichue de rendre ton blog safe pour les survivantes que tu prétends vouloir aider. C’est crasse. Ton style est vulgaire, on dira que c’est ta « patte », mais fais quand même gaffe.

    Oh. Et quand je me fais chier, j’aime bien conseiller des lectures aux « féministes » qui prétendent parler des victimes de viol: http://memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/generalites.html

    Une victime de viol qui sait que tu vas censurer ce commentaire parce que ton refus de la remise en question prime sur ton prétendu féminisme.

    auf wiedersehen!

  8. Hey Gusse

    C’était pas élégant, soit.

    Ceci dit, merci de ne pas m’apprendre comment je dois être victime.

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