Archive for septembre, 2013

Hotel & Spa Radisson Blu Cannes

sept 30 2013 Published by under Non classé

Edit du 02 Octobre :

 

Merci au Radisson Blu à Cannes qui m’offre gracieusement un week-end de rêve, et qui m’a communiqué de manière honnête et franche les raisons des dysfonctionnements.

 

 

 

 

EDIT du 01 Octobre 2013 vers 19h

Je viens de recevoir la version PDF d’une lettre de mise en demeure du conseil de Capucine Piot.

Je suis menacée de « la fermeture sans délai de votre blog au vu des contenus inappropriés qu’il propose. » 

Cette dernière me demande de supprimer mon article, ainsi que les commentaires.

Je ne crois pas avoir été diffamante dans mon article. Je ne le supprime pas.

Certains commentaires étaient peu flatteurs pour Capucine Piot, je choisis donc de les supprimer pour le moment.

De l’autre côté, Radisson Blue Cannes semble prêt à honorer mon lot gagné. Je vous donne plus de précisions, dès que je le peux.

Début de l’article original :

 

OH MON DIEU UN BILLET SPONSORISAY.

Non.

 

Juste un petit rappel des faits.

 

Je participe fin juin 2012 à un concours organisé par la plus grande blogueuse beauté de tous les temps : Capucine Piot, alias Babillages.

Je gagne ce concours ! YOUPI.

J’attends mon lot.

J’attends mon lot.

J’attends mon lot.

Ce lot c’est juste un peu l’extase, un week-end dans un superbe hôtel et SPA à Cannes, pour deux personnes (Coucou Maman!). Le Radisson Blue Cannes semble être l’un de ces endroits où tu rêves d’aller mais où tu peux pas, parce qu’honnêtement, le prix d’un seul des soins offerts me permet de bouffer 15 jours. Bref, le Radisson Blue Cannes, hôtel and spa, c’était un peu le cadeau ultime.

J’attends mon lot.

J’attends mon lot.

J’attends mon lot.

Et puis j’en ai marre d’attendre, alors je demande mon lot.

Alors Capucine m’explique que le voucher est perdu, et que la marque refuse de le reéditer.

Elle me propose ensuite de payer de ma poche 80 euros par nuit pour profiter.

Je refuse.

Elle semble mal prendre mon refus. Me donne un contact chez Radisson.

J’écris. Pas de réponse.

Pas de cadeau donc.

 MAIS POURQUOI fait elle un article là dessus aujourd’hui, me demandez vous ?
Parce que je peux.
Parce que ca me remonte au nez régulièrement.
Parce que je vois des pubs passer pour le Radisson Blue Hôtel de Cannes et que j’ai les boules
Parce que j’ai envie de mon week-end sur la côte
Parce que j’ai les boules.
Parce que ma maman.
Parce que.
Je ne porte pas de jugement sur Capucine Piot, on fait tous des erreurs, ce qui compte c’est de savoir les gérer. Ahem.
Je porte un jugement sur la marque Radisson Blue qui ne tient pas ses promesses et fait donc de la publicité gratuite sur un blog à très forte visibilité sans en assurer le lot.
Je porte un jugement sur l’excuse ‘bah on a pas pu réimprimer le voucher’. Sachez, chez Radisson Blue, que je suis prête à l’imprimer moi même, il vous suffit de me l’envoyer sous forme PDF, ODT, DOC, TXT, ou autre. Je peux même fournir la feuille.

 

 

Je ne suis pas contente. En gros.

 

La page Facebook du Radisson Cannes

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Ignoramus animal triste

sept 27 2013 Published by under Non classé

Il y a quelques (2) années, j’ignorais qu’on pouvait être pan-sexuel. J’ignorais ce que voulait dire queer. Ou plutôt, j’imaginais que queer regroupait les lesbiennes adeptes du BDSM, suite à une télé-réalité américaine un peu éloignée de la réalité. J’ignorais qu’on puisse se déclarer homosexuel tout en vivant une chouette histoire d’amour avec une femme lesbienne. Ma réalité des minorités sexuelles était beaucoup plus simple, beaucoup plus facile à naviguer, il y avait les asexuels, les héterosexuels, les bisexuels, les homosexuels. Et les gens bourrés qui se roulent des pelles debout sur les bars entre deux. Les indécis. Ceux qui voulaient pas se l’avouer. Des sexualités open-bar, où le genre du partenaire importait moins que le plaisir de le conquérir, voilà ce que je pensais. Et puis, j’ai rencontré, lu, écouté, des gens, des groupes, j’ai réfléchi, je me suis réaffirmée que j’étais hétérosexuelle, sans grande surprise. Et j’ai commencé à naviguer ces gammes, à les comprendre, à mieux apprécier peut-être les difficultés rencontrées, les enjeux portés par l’affirmation d’une sexualité au nom compliqué pour le commun-lambda comme moi. Si je ne crois pas avoir jamais jugé quelqu’un pour son identité sexuelle, j’ai sans doute pêché par mon ignorance, et surtout dans ma volonté de vouloir classer au bon endroit les gens, pour me rassurer, pour organiser la société plus facilement.

Il y a quelques mois, je me posais beaucoup de questions sur le polyamour. J’écris « poser des questions », la vérité est que je rageais sans cesse sur le sujet, l’équation posée par les polyamoureux me semblant si éloignée de ma réalité. Si j’entends, comprends, les arguments de multiplication de l’amour, si de la multiplicité des partenaires amoureux peut naître un équilibre, j’étais, et je reste, mesmérisée devant l’organisation nécessaire à la bonne conduite d’une relation profonde à des partenaires multiples. Si j’envie, sans oser le dire vraiment, la liberté sexuelle supposée des polyamoureux, je leur laisse les calendriers pour organiser les nuits passées, les anniversaires auxquels Machin ne pourra pas assister parce que c’est les vacances de Truc, la jalousie, le travail sur soi perpétuel pour arriver à accepter que l’autre puisse aimer pleinement ailleurs, les difficultés administratives liées à une vie en trio, la question des enfants,bref, je suis une monogame paresseuse. J’ai souvent ragé contre le polyamour car il m’a fait me sentir inférieure dans ma façon à moi d’aimer, comme si je me rendais compte de mes propres limites. J’ai maintenant compris qu’il n’était pas ici question de concours de moralité entre monogamie et polyamour, qu’on pouvait se retrouver dans l’un ou dans l’autre, l’important était de rester en accord avec soi, avec ses partenaires. Je reconnais le polyamour comme une forme valable de relation (mais qui je suis pour écrire ca, personne, en tout cas je me le suis reconnu en mon tribunal intérieur), mais je n’y adhère pourtant pas. Cependant, si demain, il fallait se battre pour défendre l’idée d’une union civile pour plusieurs personnes, on peut compter sur moi et sur ma voix. Les façons de vivre des autres ne m’enlèvent rien, et surtout, ils ne me font plus peur.

Il y a quelques jours, on m’a fait le reproche (sur Twitter) de mon racisme. Je suis évidemment tombée de mon plus haut tabouret. Je ne me suis jamais trouvée raciste, mais mon jugement de blanche-sur-elle-même est un peu faussé (ou carrément inutile). J’ai regardé des vidéos Youtube, des Shit White People Say, j’ai bouquine How To Be Black, je me suis organisé un petit marque page de Black Feminism à consulter régulièrement, je ne me trouve toujours pas raciste, ca viendra sûrement. Comme pour les autres minorités sexuelles, comme pour les polyamour, comme tout ce qui sort de mon ordinaire de blanche hétérosexuelle obèse et malade mentale, il arrivera sans doute un jour où j’arriverais à comprendre ce qui fait de moi une dévote à la suprématie blanche, quelqu’un de dangereux pour les racisés que je côtoie (oui on m’a vraiment dit ca). Je dis sans ironie que je cherche à comprendre, parce que j’ai été particulièrement blessée par les accusations de racisme. J’évolue dans un environnement assez raciste, je le remarque quotidiennement, dans mon travail par exemple. Je refuse d’en être. Il me semblait jusqu’ici avoir conscience du racisme que je rencontrais, et cet état de conscience devait me permettre d’éviter de l’être à mon tour. Il semble que je me sois trompée. Ceci dit, je ne vais pas présenter des excuses pour quelque chose que je ne comprends pas. On pourrait me reprocher de participer à la culture du racisme, par exemple, comme on reproche la culture du viol. Mais me reprocher la culture du racisme parce que je pense que je ne suis pas raciste, c’est trop compliqué pour moi. Je le dis humblement. Bref. Je suis pour l’instant raciste. Parce que j’aime Macklemore. Et que Macklemore est un privilégié qui aurait du ne pas faire de musique pour laisser la place aux artistes de hip hop noirs et LGBTQ. Je ne comprends pas cette logique. Je suis raciste par défaut. Peut-être que dans deux ans, je comprendrai.

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