Chez le médecin

Déc 18 2012

Je venais pour une angine. J’étais là avec mon mal de gorge et mes amygdales dans mon sac à main, installée dans le bureau de ce nouveau médecin. Je venais pour une angine, mais je savais bien qu’on me prescrirait un régime, parce que c’est comme ca, c’est le rôle du médecin, j’ai l’habitude. D’abord elle m’ausculte, la gorge, les poumons, et puis elle prend ma tension, j’ai 11 et des patates, elle s’en étonne, vous n’avez pas de tension, c’est bizarre. On repasse derrière son bureau, elle imprime mon ordonnance, prend mon chèque, et puis me demande si je sais que je suis en surpoids. Je me demande vraiment qui peut poser ce genre de question à la con. Oui je sais que je suis en surpoids. Merci bien. Elle me demande ensuite quels autres médicaments je prends, pour ma maladie mentale, elle note, elle s’emporte, sur les les psychiatres qui font grossir les gens, sur la responsabilité des molécules. Je lui dis que j’ai toujours été grosse. Ca la souffle, un peu. Mais j’ai surement tort, parce qu’un ami qu’elle connait a fait une bouffée délirante, et que lui, lui a pris 30 kilos. Alors j’ai surement faux.

Ca fait 7 minutes que je suis dans le bureau de ce médecin. Dès l’annonce de mon diagnostique psychiatrique, j’ai compris que je ne serais pas traitée comme une patiente normale. Elle ne m’a même pas demandé la spécificité de ma pathologie. Elle a juste noté, en gros en gras sur son logiciel de merde, dans son petit catalogue à souffrance, que j’étais malade. A la huitième minute, elle me demande si je veux me faire opérer. Je lui réponds que l’anneau est un échec autour de moi, et que le bypass me fait peur, compte tenu de mes antécédents. Elle s’emporte un peu, m’explique que je vais mourir. Je sais que je vais mourir, tu sais, j’ai envie de lui dire. Je sais que je vais mourir, comme toi, comme les autres, peut-être un peu plus tôt, peut-être pas. Mais je ne dis rien. Je lui dis que je fais attention, qu’on me teste et qu’on prend ma tension. Que je n’ai pas tout à fait perdu espoir. Elle me demande si je connais la sleeve. Oui, je connais. Non, je n’ai pas envie de me faire couper les 7/8eme de l’estomac. Non, je n’aurais pas l’accord psychiatrique, compte tenu de mes troubles du comportement. Oui, je suis foutue. Voilà son constat. Elle ne le dit pas vraiment. Elle m’annonce juste qu’effectivement, personne ne m’opérera. Que c’est même pas la peine. Que j’ai qu’à faire avec. Et que vraiment, je vais mourir.

Voilà la réponse de mon médecin traitant à mon problème d’obésité. Elle n’a même pas imprimé le régime habituel, format AP/HP, 2 biscottes ou 25 grammes de pain le matin, elle a abandonné avant d’appuyer sur Print, pas la peine. Inopérable, foutue. Tas de gras. Vous savez, moi aussi j’ai des problèmes de poids, me dit-elle. Bien moins important que les vôtres, Dieu merci. Ok. Peut-être qu’il faut que je m’adresse directement à lui. Pour être soignée comme un patient normal, au lieu d’un tas de viande malade. Pour espérer qu’un jour, on propose autre chose que la mort imminente en réponse à l’obésité. Le pire, c’est qu’elle est de bonne volonté, cette toubib. Qu’est ce que j’espérais, en dix minutes, après tout ? Peut-être faudrait il se taire, quand vous n’avez pas le temps, Docteurs et Soignants, plutôt que de prononcer des sentences terribles. Peut-être faudrait il arrêter de prendre les gros pour des imbéciles heureux, coulant des jours paisibles dans la vallée de Willy Wonka. Je vais mourir, grassement, sans doute. Pardon Sécu, pardon mutuelle, pardon Nation. Dis toi que j’aurais essayé. Dis toi que ce n’est pas sans peine que je partirai, digne et aplatie dans mon cercueil XXL en pin rabougri.

20 responses so far

  1. Et voilà… tout est dit.

    J’ai voulu changer de médecin, car mon habituel, qui me connait pourtant très bien, ne faisait que me rabâcher « opération, opération »… puis j’ai été en voir un autre, auprès duquel je pensais avoir mis les points sur les « i » avant même qu’il m’ausculte (pour mon mal de gorge)… je pensais avoir eu raison de lui dire que j’en avais marre d’entendre parler d’opération et de diète protéinée quand je viens pour un ongle incarné ou un otite… et après mûre réflexion, le papier de changement de médecin traitant en poche, je me suis aperçue que j’avais joué leur jeu toute seule, comme une grande, en me plantant là, devant lui, le précédant dans ses pensées et ses propos… alors je vais conserver mon médecin actuel, enfin, celui qui s’en fait pour ma santé mais se trouve désarmé face à ma pathologie, qu’il s’efforce pourtant de comprendre. Et je me blinderai lorsqu’il faudra que je consulte, ayant été jusqu’au bout de mes douleurs, ne pouvant plus tenir au point de subir le charabia dont j’ai maintenant l’habitude.

  2. Je crois que toutes les personnes en surpoids ou obésité remarquable ont droit à des discriminations de la part du corps médical. Pour ma part, ça m’est arrivé au moins deux fois de façon très notable. La première fois, c’était un podologue, qui m’a offert comme soin de ma tendinite, que j’avais développé en faisant du sport, une perte imminente de 30 kilos. J’avais 19 ans et j’étais très fragile, il m’a fait la morale pendant un moment puis je suis allée m’enfermer et pleurer dans les chiottes de son cabinet, ce qui était humiliant puisqu’en plus ses secrétaires ont insisté pour que je sorte rapidement, alors que j’avais simplement besoin d’être seule un moment. Je ne comprends vraiment pas son attitude. D’abord, si une perte de poids peut effectivement aider la guérison, il n’y a aucun problème pour le dire, mais bon sang on peut prendre des gants. D’autant que même si cette info était vérifiable, je doute qu’il faille attendre de perdre 30 kilos pour corriger le problème. Ah oui et, il m’a dit ça effectivement après m’avoir fait payer des semelles à 150 euros, que je n’ai jamais portées puisqu’elles ne rentrent dans aucune chaussure… Ce que je retiens de cette expérience c’est que peut importe le médecin, et peu importe le motif de consultation, tant qu’il y a moyen de nous faire ressentir qu’on est pas dans la norme et que attention on peut en mourir, il ne s’en gêneront pas, aidés par leur prestigieux statut.
    Ainsi, quand je constate que tous les gynécos que j’ai consultés m’ont parlé de mon surpoids, alors que je leur demande simplement de faire leur boulot, à savoir surveiller que tout se passe bien niveau seins et organes sexuels, ça m’inquiète vraiment. La prochaine fois, dois-je m’attendre à ce que mon ophtalmo me parle de mes bourrelets?
    Il faut vraiment que les médecins apprennent à communiquer avec leurs patients, ce qui me semble être le pilier de toute consultation médicale.

  3. Et encore, attends d’être enceinte… Moi on m’a dit direct au 4eme mois que comme j’étais obèse j’allais forcément faire un diabète gestationnel et que j’allais donc tuer mon bébé si je faisais pas de régime sur le champ.
    J’ai fais du diabète, léger, au 6e mois, avant c’était un faux diagnostique basé sur mon poids. Et pdt toute ma grossesse, tous les médecins vus m’ont dis au moins une fois par consultation que mon bébé aurait des soucis à cause de ma façon de manger (pour info, sur ces 6 derniers mois j’ai pris 1 kg au lieu du kilo par mois admis par le corps médical).
    Et je parle pas des grimaces de souffrance de la gyneco lors d’une des mes échos, parce qu’il a fallu qu’elle se fasse mal au bras en appuyant sur mon ventre pour voir le bébé, pdt que je souffrais les larmes aux yeux de douleur et d’humiliation, ne bronchant pas pour qu’elle puisse vérifier que non, je ne suis pas en train de tuer mon bébé…
    (au final, elle a prescrit une écho ds un autre hôpital et là miracle, avec du vrai matériel, le monsieur n’a même pas eu besoin d’appuyer ne serait ce qu’un peu.)
    Je comprends qu’en tant que médecins, ils se doivent de nous informer des risques liés à notre poids, mais bon sang, ils peuvent supporter nos kilos pendant le tps d’une consultation, nous on le fait bien au quotidien!!

  4. Le gras est aussi source de beaucoup de maladies et permet donc ainsi à certains médecins de s’épargner l’effort de recherche plus approfondies sur l’origine de ton mal. Fin heureusement qu’ils ne sont pas tous comme ça!

    Sinon tu as encore mieux: te dire que tu vas tuer ton bébé parce que t’es grosse même si et malgré ta grosse couche de gras, tu es finalement en bonne santé, un peu genre tu portes sur toi une sorte de gras psychopathe qui s’attaque au foetus…
    Bon après 7 ans de tentatives infructueuses de mon gras, l’enfant est en cp…

  5. voilà pourquoi je n’arrive pas à me décider à faire une demande de médecin traitant, pourquoi j’évite les consultations au maximum, pourquoi j’ai l’angoisse avant chaque visite chez un médecin.

  6. Dit pas que tu vas mourir, ça me chagrine pour la journée :/ (comme toujours des textes forts, des mots juste, quelque chose d’incroyable dans ce que tu écris)

  7. Alors j’ai pas le problème d’obésité (juste suffisamment de gras pour que ma famille me saoule et que les nanas me regardent avec pitié)
    Mais moi ce qu’on me rabachait en consultation c’était mon tabagisme
    et quand je me suis fait casser le nez (par un connard cocké à mort) j’ai été obligée de voir un ORL, qui m’a saoulée avec l’histoire du cancer, que j’allais mourir, dans 15 10 ou 5 ans. Et même si j’en suis sortie en me disant que c’était un con, qu’il devrait se mêler de ce qui le regarde, qu’il me laisse tranquille, c’est mon corps après tout… Bah n’empêche que la phrase m’a hantée… Que j’en ai parlé à un ami, qui lui m’a recommandé un bouquin… et en fait finalement, plusieurs mois plus tard, j’ai décidé de l’ouvrir ce livre. Et du coup, y’a 4 ans, j’ai arrêté de fumer (et je tiens)
    Donc oui, ça nous saoule, mais c’est le corps médical, ils sont là pour s’occuper de notre SANTE ! Et même si on vient pour autre chose, c’est leur boulot, c’est leur devoir.
    Quand tu regardes, en 10 min, la nana t’a fait 3 ou 4 propositions ! Elle s’est intéressée à ton cas, elle s’inquiète. Alors qu’elle pourrait en avoir rien à foutre, juste te filer ton ordonnance avec tes antibios et s’en foutre. Parce que c’est juste une angine, donc ça va, c’est bénin. Mais non, elle tente, elle essaie. Vous pouvez pas leur en vouloir pour ça ! (Pareil pour le problème vis-à-vis de la grossesse, ça fait partie du taf que de nous avertir des dangers…)

  8. Bonjour,

    Et à moi qui me plaignait d’une douleur à l’épaule, on m’a également recommandé de maigrir.

    Probablement parce que j’ai aussi la grosse tête !

    En fait j’avais un calcul de la taille d’un petit doigt dans un tendon de l’épaule …. On m’a opéré le tendon et je n’ai pas perdu ma grosse tête.

    Notez qu’en plus, je fume. Pas normal qu’à mon âge, je ne sois pas déjà morte. Mais je dois aussi être butée !

    Tout cela pour dire que les médecins sont des réparateurs TV pour corps humain avec autant de psychologie qu’un réparateur TV.

    Pour le reste, ils soignent en fonction des statistiques. Et comme la TV rappelle sans arrêt qu’être gros et fumer tue, nous devrions toutes mourir. Tout de suite.

  9. Elle m’a proposé d’attendre tranquillement la mort. Je ne vois pas pourquoi je devrais lui être reconnaissante.

  10. Bonjour Daria Marx!
    Au-delà de l’intérêt relatif de la question du poids lors d’une consult’ angine, je suis surprise que votre médecin vous ai parlé des opérations direct.
    Je vais me faire incendier, mais…. quand le sujet est abordé en consult avec moi (je suis généraliste) c’est toujours les patients qui en parlent en premier, et plutôt moi qui émet des réserves, vus les risques et les suites parfois compliquées. Ca me paraît étrange de « sauter sur le poil » de quelqu’un en lui parlant des méthodes chirurgicales, mais je ne sais pas si ce médecin que vous avez vu est votre médecin habituel? Elle vous connaît depuis longtemps? Si c’était une (des) première(s) fois, c’est n’importe quoi….
    Après, pour parler du poids en consult, ben… un moment donné on le fait, parce que c’est un peu notre boulot. Perso, j’en parle jamais la première fois que je vois les gens, sauf si la pathologie pour laquelle ils consultent est en lien avec ça. Est-ce une attitude discriminante de faire ça? Est-ce qu’on peut aborder le sujet, si on en parle de façon respectueuse? Je pose ces questions naïves, parce que j’ai déjà lu plusieurs posts sur le ressenti des personnes en surpoids / obèse face aux médecins, et du coup je me pose plein de questions si j’en parle en consult, en me disant « est-ce que j’ai été correcte? ».
    Merci pour votre réponse, et pour vos posts à l’écriture « coup de poing » (j’adore!)

  11. Hello ! Je considère tout à fait normal qu’un médecin évoque mon problème de poids. Je serais étonnée si il ne le faisait pas. Je pense juste qu’il y’a autre chose à faire que d’envoyer en pleine gueule à un obèse qu’il n’y a que la mort comme solution des le premier rendez vous … Cette docteur ne connaissait rien de mon passé, de ma pathologie psy, elle m’a directement proposée une opération de dernière chance. Et quand je lui ai expliqué que mes TCA passes, l’état de mon estomac + ma patho psy m’empêcherait d’accéder à l’opération dans les conditions requises, elle n’a pas pris le temps de me dire que quelque chose d’autre était possible, ne m’a pas donné de conseils ou de piste. Elle m’a laissé avec ma mort comme seul horizon. Pas très pédagogique non ?

  12. Hello à nouveau! On est complètement d’accord. 1) balancer que vous allez mourir à cause du poids, c’est nul. 2) Parler directement des options chirurgicales, c’est nul. 3) faire tout ça alors qu’on connaît pas encore le patient, c’est nul compte triple. Alors la pédagogie j’en parle même pas… J’espère que vous trouverez (ou que vous avez déjà trouvé) un médecin traitant avec qui un échange serein, respectueux et constructif sera possible 🙂

  13. Bagarre avec mon cousin médecin. Il avait qu’à pas me taquiner avec son « tu manges trop, tu dois arrêter, tes artères vont êtres fichues, tu vas mourir à 40ans ». Surtout avec son ton méprisant/ dominant. Ma réponse a été directe »Je sais, vieux, et bien promis: je ne prendrais pas de médicaments. Et si je meurs à quarante ans, ça veux dire que j’ai encore 7ans de chômage devant moi, c’est largement trop, merci ».
    Je l’aime bien le cousin, mais des fois j’aimerai juste crever plaisamment en paix.
    Qu’est-ce que je peux lui répondre? Que le tabac et le gras, c’est ce qui me soutient dans le stress actuel? Que non, je n’en veux pas des cachets magiques qui enlèvent le stress et bousillent la mémoire? Que je ne suis vraiment pas sûr d’avoir envie de vivre 10ans de plus, voir même deux ans de plus, et donc que je prends mon pied en attendant la faucheuse?

  14. Et il y a les medecins qui ont du tact. Pour ma part, mon généraliste est un con, du point de vue strictement personnel de mes bourrelets. A contrario, l’obstétricien qui m’a suivis durant toute ma grossesse, que je n’avais jamais vu auparavant, a été extra ! Non pas parcequ’il ne me disait pas que j’étais un mollusque adipeux, mais parcequ’il ne me culpabilisait pas. A aucun moment. Mais à côté, il me rappelait tout de même de ne pas céder à toutes ces envies qu’on les femmes enceintes et qu’entre deux paquets de chips, les p’tits pois étaient les bienvenues. Il voyait en moi une femme enceinte comme les autres et à la fois à part entière, et pour ça, je l’en remercie. Et je l’ai remercié de vive voix. je n’avais jamais fais ça mais là, je ne sais pas, peut-être parcequ’il avait tenue à être là au moment de m’accoucher, même si il avait finit sa journée, même si il avait une belle angine. Alors oui, je sais pourquoi il a tant tenu à être là. Parcequ’il se souciait de moi, il me l’a dit au moment de mes remerciements bein que je l’avais deviné. Parce qu’un BMI de 52 au moment d’accoucher, ben c’est pas tous les jours. Mais il a su se tempérer, maitriser son « angoisse professionnelle » vis à vis de moi. Et ma grossesse c’est parfaitement passée. j’ai été suivis, pas plus qu’une autre, seulement une prise de sang sup tous les mois pour vérifier le taux de sucre mais sinon, je n’ai pas eu ce « poids de surveillance obsessionelle » à l’égard de mes bourrelets. Je crois que ce medecin m’a aidé, inconsciement, à refaire connaissance avec mon corps. Il a joué son rôle de medecin, il m’a accompagné. Et finalement, le fait de ne pas me rabacher que ma taille de panda est nocive pour ma personne, a beaucoup plus fonctionné à me mettre face à mon propre mur plutôt que de me culpabiliser et de parler avec des mots meurtriers. Voilà. Il n’y a pas que des cons dans le monde des soignants, il y aussi des prétentieux et accéssoirement des mecs et nanas bien, en accord avec leur conscience professionnelle.

  15. la coconne.
    mettre quelqu’un en face de sa mortalité, dans 99% des cas même si le gars est en phase terminale c’est trash pour l’égo. elle a encore eu du bol que c’était toi, y’en a ils auraient craqué elle aurait eu toutes les peines du monde à stopper le flot de larmes (non que je pense que tu n’en aies pas souffert, simplement t’as probablement été laminée de cette manière là un nombre suffisant de fois pour que ça te fasse plus pleurer direct) (je te dirais bien que t’es forte mais tu le prendrais pas forcément dans le bon sens. ^^)

    la prochaine fois sois vache, fais lui une bonne réponse perverse, genre « on va tous mourir, on sait juste pas quand…d’ailleurs tenez une fois javais un médecin super gentil tout ça, un mec bien, halaala…et puis paf, connement, en traversant la route le soir pour rentrer chez lui, dites, foudroyé, une artère qu’a pété. vous savez que les médecins sont la première population à risque de décès lié au stress? faites attention à vous docteur »
    (c’est vrai, en prime, et en principe elle le sait depuis la fac, et ça va lui faire tilt)
    (le même tilt qu’à toi, ouais, bin c’est le jeu, lucette)

    je sais c’est salaud mais il me semble que rendre la monnaie de certaines « bourdes » c’est limite de l’éducation populaire, ça va dans le sens du bien commun, hein.
    (et pis ça défoule, merde)

  16. Pour résumer en quelques mots ce que d’autres ont écrit plus haut : t’es tombée sur une connasse.

  17. T’as pensé à aller voir Zermati ? Il est cher mais remboursé. Il ne prend pas les gens pour des cons, ni des malades, ni des tas de gras incurables. Il écoute, il respecte, il s’interroge avec son patient, il travaille sur le fond, pas la forme. Ce mec est vraiment fantastique.

  18. Pu…..rée c’que j’ai mal au pied! Alors je vais passer une radio et là, la connasse (ouais vraiment ya pas d’autre mot) de radiologue me sort : vous avez une épine calcanéene, blablabla, c’est parceque vous êtes obsèèèèèèse Madame vous saveeeez!
    Là, j’ai fais une chose que je n’aurais jamais crue pouvoir faire mais c’est parti tout seul. Je lui ai dit tout ce que j’avais sur le coeur :
    « Vous savez Madame, j’ai fais mon 1er régime à l’age de 11 ans alors que franchement si vous regardez les photos de moi à 11 ans vous ne comprendrez pas pourquoi. J’ai fais tous les régimes de le terre : jokey, WW version 1984, Dissocié, régime donné par le médecin de famille, sachets de poudre dégeu au possible, WW version 1992, acupuncture, hypocalorique, régimes à ma façon, WW version 199xxx et 2xxxx … je crois avoir perdu plus de 150 kg dans ma vie pour aujourd’hui en être à peser 108 kg. Ma dernière chance d’être une personne à peu prêt acceptable pour vous chère Madame c’est la chirurgie : m’enlever un morceau de moi même!! Et si cela ne marche pas, alors je fais quoi Madame? Je saute par la fenêtre? Mais qu’a fais la médecine pour moi sinon me mettre en échec systématique? Hein? Ben, vous savez quoi Madame : je suis grosse ouais mais je m’aime et je vous emmerde Madame!!! » Sans attendre aucune réponse je lui ai arraché la radio des mains et je suis partie.
    Et tu sais quoi : mon mal de pied, après en avoir ch… bavé pendant quelques mois, il est partit tout seul!
    La prochaine fois que t’as une angine (grippe rhume, gastro, petits boutons des trucs pas grâves, quoi), vas pas chez le toubib, ça va passer!
    Allez, des bises.

  19. Je ne suis pas obèse, j’ai du gras, un peu, trop peut-être. Mais je fais avec. L’avant dernier médecin que je suis allée consulter, qui m’a d’entrée de jeu dit que j’étais « grassouillette », m’a refusé un anti-inflammatoire pour mon dos alors que j’avais le dos bloqué. TOTALEMENT BLOQUE. Motif : je ne vous donne rien si vous ne me promettez pas de perdre au moins dix kilos. Ah ah. AH AH.
    Par contre, il m’a prescrit une radio des lombaires, des anxiolytiques et des somnifères parce que j’avais l’air « fatiguée ». Ouais j’bosse parfois 45h dans ma semaine, je t’emmerde si j’ai des fois 9 de tension.

    Venant d’un gars qui est deux fois plus large que moi, j’ai ris. Jaune.

    Bref, les médecins ne sont pas tous des princes, loin de là. Ma new doctoresse, une petite perle de 50 kilos, a attendu la troisième consulte pour me poser des questions : 30 minutes à parler de ma relation – foireuse – à la bouffe (d’ailleurs je te remercie Daria pour ton paragraphe sur le système de gratification alimentaire, je n’avais jamais trouvé les mots pour ça). Bilan, on avance elle et moi doucement. Parce que c’est une bonne médecin, préoccupé par ce que je lui raconte, qui prend tranquille 30 minutes avec moi quand j’viens m’épancher sur son bureau…

  20. Une grosse majorité de généralistes sont nuls par suffisance et manque de formation, qu’ils ne cherchent pas. Passé leurs études, ils s’estiment (bon) médecin s à vie !

Leave a Reply

Get Adobe Flash player