Cher Jacquie et Michel

Nov 11 2013

Je viens en amie. C’est vrai, je n’aime pas le porno. Mais je ne cherche pas à l’éradiquer. Je ne suis pas une abolitionniste. Je respecte les travailleurs du sexe. Tout doux bijou. Il est vrai aussi que je passe souvent sur votre site. Pas vraiment la main dans la culotte, prête à exploser de désir, mais plutôt avec l’air incrédule de la nana qui ne comprend pas comment une de vos actrices peut accepter de se faire « défoncer » par 4 inconnus sur le bord d’une air d’autoroute, sans aucune condition de confort ou de sécurité. C’est sans doute très bourgeois de ma part, mais le bruit des voitures qui filent au loin pendant la double pénétration m’empêche toute échappée sensuelle, j’ai l’impression d’une orgie plantée au milieu des 24 heures du Mans, entre deux passages au stand et trois bières tièdes. C’est un genre, me répondrez vous, le porno low cost pour un maximum de sensation, le côté exhibition sauvage, tout peut arriver, j’imagine que cela doit fonctionner. Et puis soyons honnête, cela vous évite sans doute de louer une chambre d’hôtel, un studio, ou d’emprunter une chambre de bonne mal rangée à un « fan », comme vous le pratiquez habituellement. Si je m’étonne de vos méthodes, je ne les remets pas en question, après tout, c’est votre business, je le vous souhaite florissant.

Venons en donc au propos de mon billet. D’abord, parlons des actrices. Elles postuleraient, pour la grande majorité, directement avec vous, dans l’espoir de vivre un moment sexuel incroyable avec vos équipes du chibre. Fort bien. On devine parfois qu’elles sont un peu plus introduites dans le milieu du porno que vous aimeriez nous le laisser croire, mais après tout, vous êtes des conteurs d’histoires, pas des journalistes. On vous accordera donc cette licence poétique. Certaines semblent moins rompues pourtant aux exercices que vous leur demandez de pratiquer, elles semblent parfois mal comprendre ce que vous leur demandez, ou ne pas être dans l’état nécessaire à leur consentement éclairé. Vous avez récemment retiré une vidéo où vos camarades besognaient sans ménagement une femme complètement ivre. Vous publiez encore des vidéos d’une demoiselle et de son compagnon, apparemment limités intellectuellement, timides et patauds, qu’on observe se faire écarteler avec l’impression tenue que quelque chose n’est pas normal, qu’on pourrait aisément profiter d’eux et de leur naïveté. Dans une autre oeuvre, encore, vous imposez une sodomie brutale à une jeune femme qui vous signifie pourtant clairement ne pas désirer jouer côté verseau, qui le verbalise nettement à la caméra, sans même que vous ne coupiez le passage. Vous lui intimez l’ordre de subir cet acte au nom de Jackie et Michel, comme si elle vous était redevable de son anus, comme si vous la possédiez son consentement. La scène qui suit n’a rien d’agréable, et les spectateurs avisés reconnaissent sans peine les cris de souffrance et les grimaces de douleur qui animent votre star d’un jour. Nous vivons malheureusement dans une société où la douleur sexuelle des femmes fait bander le chaland, je doute donc que la majorité de vos internautes le remarque ou s’en offusque. Mais vous, les éditeurs de ces vidéos, les tourneurs, les professionnels du sexe, vous savez. Et vous êtes donc responsables de ce que vous donnez à voir gratuitement aux spectateurs. Vous assumez le côté porno-réaliste de vos vidéos, mais vous allez trop loin en pensant qu’il est normal de passer outre le consentement d’une femme. Vous me répondrez sans doute qu’elle  a signé un contrat, que son droit à l’image est encadré par des règles strictes. Soit. Je ne cherche pas à vous prendre en défaut sur la légalité de votre entreprise. Mais vous ne pouvez pas ignorer que ces manquements sont graves, qu’ils peuvent avoir des répercussions importantes sur les femmes qui les subissent, et qu’ils entretiennent la culture du viol. Le mot est lâché.

La mécanique bien huilée de votre site repose sur un scénario simple. Une femme, la plus normale possible, se révèle être « une grosse chienne » « une bonne salope ». C’est le concept de « girl next door », cette voisine ni moche ni belle qu’on croise tous les jours, et qu’on imagine s’agenouiller dans l’ascenseur et se jeter sur sa bite. On voit facilement comment cette imagerie peut séduire. Toutes les femmes deviennent des partenaires sexuelles potentielles, de la marchande de vin en passant par la maîtresse d’école, toutes sont affamées de sexe et attendent en secret d’être arrosées de sperme. Toutes les femmes sont donc des trous à combler, n’ayons pas peur des mots. Les femmes qui viennent tourner pour vous sont d’ailleurs en général loin des canons de beauté exigés par l’industrie mainstream du sexe. Elles sont toutes ces femmes que vos internautes croisent ensuite dans la rue, au travail. Cela stimule leur univers fantasmatique, me répondrez vous. Certes. Mais la mise en scène de vos vidéos, qui laisse à penser que n’importe quelle femme est prête à accepter sans mot dire une double pénétration anale, biaise les choses. Les pratiques sexuelles que vous choisissez de montrer semblent de plus en plus hard, de plus en plus dégradantes pour les femmes qui choisissent de tourner. Le bukkake, cette pratique consistant à recevoir le sperme de multiples partenaires sur le visage et le corps, se généralise, ne parlons même pas des pénétrations multiples, des fellations doubles, des sodomies violentes qui crispent de douleur imaginaire et empathique vos spectatrices. Ces femmes « normales » comme vous aimez à les montrer, sortent déja de la norme en acceptant de se retrouver cul nul sur Internet, mais vous jouez à faire croire à vos internautes/clients qu’elles ont aussi une sexualité « hors norme », toujours plus souillées, toujours plus abîmées au sortir de leurs scènes. Vous n’êtes pas sans ignorer que de nombreux mineurs, de nombreux jeunes adultes, visionnent vos vidéos, malgré l’avertissement en bonne et due forme que vous donnez. Que retirent ils de cette vision des femmes ? Que pensent ils de leurs professeurs, de leurs petites amies ? Quelle vision du sexe, et du consentement des femmes, leur donnez vous à penser ? Vous n’êtes pas les seuls responsables de la dégradation flagrante des relations entre femmes et hommes, mais soyons honnêtes, vous y participez en alimentant ces scénarios et ces mises en scènes. Vous êtes pornographes, pas philosophes, mais pensez y, effectuer un tri dans les vidéos publiées, ou choisir de montrer une scène de consentement de l’actrice aux pratiques qui viennent, comme il est d’usage dans les vidéos SM par exemple, peut être facile à implémenter.

Mon dernier grief porte sur votre vision très flou du safe sex. Si vos acteurs portent une capote lors des pénétrations vaginales et anales, bon nombre d’autres pratiques laissent à penser qu’elles ne comportent pas de risques. Lorsqu’une femme mélange, avale, joue avec sa bouche ou ses muqueuses, avec le sperme de plusieurs hommes, elle risque une contamination aux IST ou MST. Lorsque le sperme d’un premier partenaire est transporté sur la verge d’un second partenaire, il y a risque de contamination. Lorsqu’un partenaire homme va d’un sexe de femme à un autre sexe de femme avec sa langue ou ses doigts, sans prendre le temps de mettre un gant, de passer sa main sous une solution hydroalcoolique, les risques de transmissions de femme à femme existent. Lorsque vos acteurs, jusqu’ici porteurs de préservatifs, choisissent de « finir » leur prestation sur l’anus ou sur la vulve d’une femme, les risques de contaminations sont là aussi présents. Nous n’avons pas d’information sur le statut sérologique de vos acteurs ou actrices, sur leur statut herpétique ou autre.. Nous connaissons très peu les conditions de tournage, les tests obligatoires ou non. Vous ne faites aucun rappel de prévention dans vos vidéos. Faire apparaître un préservatif sur une verge par magie du montage n’apprend rien aux internautes. Le porno Queer féminin, comme celui de Courtney Trouble, donne l’exemple dans ce sens. Les acteurs travaillent dans la sécurité, utilisent gants, digues dentaires, changent de préservatifs à la caméra entre partenaires. Et il reste un porno bandant. Alors pourquoi pas vous ?

J’espère avoir une réponse  à ce billet. Merci  d’avance,Jackie et Michel.

Edit 

Je reçois par mail le témoignage d’une actrice passée par cette production.

Elle m’a donné les moyens de vérifier son identité.

Je le copie ici, fidèle au mail, en protégeant les détails personnels.

« Je sortais d’une période difficile et traumatisante de ma vie, j’étais bourrée de médicaments psychiatriques.

Je suis sous traitement psy et je dors 15h par jour. J’ai 20 ans, j’ai besoin d’argent.

Donc j’ai envoyé divers mail à des annonces vivastreet amateur qui annonçaient rémunération, finalement j’ai été contactée.

On m’as contacté sans me dire que c’étais pour « Jacquie et Michel », on m’as fait venir sur les lieux du tournage à mes frais (mais ça limite j’en ai rien à foutre comparé au reste). Sur place, le réalisateur s’est présenté à moi et m’as expliqué qu’on allais tourner pour ce site. Je connaissais de loin et j’étais pas franchement enthousiaste à l’idée, mais j’ai été reçue de manière correcte, j’avais fait le trajet, je pouvais plus dire non. En fait si, j’aurais pu. Mais je l’ai pas fait. Bref.

Au départ le réalisateur me propose deux scènes, une avec un garçon, et une avec deux. Je ne veut pas pratiquer la sodomie et c’est ok, même si il a l’air très déçu, les pratiques seront orientées comme cela. Les prix aussi, j’apprendrais plus tard par une actrice plus expérimentée l’ampleur de l’arnaque.

On arrive sur les lieux du tournage. du bon Jacquie et Michel dans les règles de l’art.  Je suis décomposée intérieurement par le message sur le consentement que véhiculelce scénario mais j’ai signé le contrat, j’ai besoin de cet argent.

Quand l’acteur vois mon malaise, il essaye de me réconforter, me dis « de toute manière on est là maintenant hein, tu va voir, dans une heure c’est fini ». Le pire c’est qu’il a pas l’air méchant, juste très paumé, avec sa boite de cacheton pour tenir ses érections, lui qui a 27 n’as plus de libido à cause de son métier.

Je fait la scène, et celle du lendemain, pendant laquelle un des acteurs se met à me secouer et à me dire plusieurs fois de crier « Merci Jacquie et Michel », et me met plusieurs baffes parce que je le crie pas assez fort. J’ai qu’une envie c’est que ça se finisse, je m’exécute. Je m’attendais pas à ça.  Le pire c’est qu’en écrivant ça je sais que les amateurs de ce genre de porno riraient à la lecture de mon récits. Bienvenue dans le monde du porno amat.

Fellations et éjaculations sans préservatif, le réalisateur m’assure qu’on « passeras faire des tests après ». On n’est jamais allé les faire.

Le réalisateur préfère tourner un film par jour. Un des lendemains, il me sort avec un sourire malsain « ta croupe a une super odeur, je suis venu hier, quand tu dormais ». Malaise. Je me suis fait violer plusieurs mois avant et comprend très bien qu’il a peut être joué avec moi sans mon consentement. Du moins c’est ce qu’il déclare. Plusieurs mois après je lui ai fait savoir ce que je pensais à propos de ça… sa réponse: tu n’as pas d’humour, tu ne comprend pas le second degrés. Bien sur. Comme c’est marrant, le sexe non consenti!

Après les deux scènes tournées, on me propose d’en tourner deux autres. Je peut dire non mais le réalisateur, qui a bien capté depuis le départ qu’il a entre les mains une gamine de 20 ans sous l’influence de psychotropes qui a besoin de tunes, insiste « tu te rend compte , ***€ en une semaine!! tu réalise pas ce que tu rates si tu dis non ». Je finis par céder. Mes limites que j’avais fixé au départ aussi cèdent. J’accepte l’anal et la double, après en avoir discuté avec eux pendant plusieurs jours ça me faisais moins peur, et comme le dis bien salomé sur twitter, ces mecs là sont dans un discours genre « on est trop subversif avec notre porno du terroir », tout va bien se passer… Bref.

Le pire dans l’histoire c’est que j’étais consentante. Plein de fois, j’aurais pu dire non, mais je l’ai pas fait. C’est dur de dire non une fois les contrats signés et l’argent en poche, quand on est dans une situation précaire et qu’on a pas 36 000 façons de se faire de l’argent. Quand j’ai revu les vidéos, il n’y en a pas une sur laquelle je ne grimaçais pas de douleur. Sur le coup j’ai considéré que ça faisais « partie du contrat », mais j’ai eu super mal. Et quand je lui ai dit, à l’acteur, il m’as répondu « putain, et j’y suis allé doucement avec toi ». Bizarrement depuis ces vidéos l’idée de la pénétration me répugne.

Bon là j’arrête d’écrire ça me donne des douleurs dans tout le corps d’évoquer ça.

Pour mon message, c’est sorti tout seul… Je pensais que ça pourrais fournir de « la matière » sur le sujet, et je pense que c’est important de mettre au jour des pratiques aussi limites et peu pro.  Moi ça va je m’en suis bien remise depuis, juste j’ai encore un peu la nausée (…).

Je viens de recevoir ton 2eme message, je comprend tt à fait ta demande  ( Daria : j’ai demandé une preuve de crédibilité, suite à l’affaire du faux témoignage dans le milieu féministe de ces derniers jours) j’ai suivis l’affaire j’ai trouvé ça vraiment abject de leur part. D’une part si tu parle de mon témoignage, n’hésite pas à préciser que je suis toujours travailleuse du sexe et ce que je fais actuellement n’est nullement traumatisant, et j’ai pour projet de faire des vidéos érotiques/porno artistiques safe et queer, j’étudie l’art et la philo pour avoir une certaine base théorique, c’est donc bien leur « méthodes » et celles d’autres boites de prods qui sont en causes.

Édit : un témoignage d’expérience réussi avec cette boîte de production est a lire dans les commentaires.

Edit du 26/11 : un autre commentaire me parvient avec autorisation de publication

Je viens de lire ton article sur Jacquie et Michel (http://dariamarx.com/2013/11/11/cher-jackie-et-michel/). Je me permets de te raconter mon histoire.

Il ne va pas forcément dans ton sens, mais tant pis. Je ne critique pas ton article, chacun ses opinions sur la question. On est en droit d’aimer ou non le sexe (ouvertement ou non).

Le contexte. J’ai 34 ans, et je me suis séparé de mon compagnon il y a bientôt 5 ans et aucun petit copain depuis. Au début de l’année, j’étais non pas en détresse financière mais détresse sentimentale. Je vais le dire crûment, mais j’avais juste envie de me faire sauter (rien de plus). Je suis passé par un site de petites annonces, et j’ai été contactée par un gars qui voulait me faire tourner un porno en me disant que c’était pour le site J&M.

Hésitante au départ, le RDV que j’ai eu (dans un bar) avec le gars m’a mise à l’aise et je me suis dit après tout pourquoi pas ! Dans ce RDV, on donne déjà nos tabous, si on a des fantasmes, envie particulière (genre black très bien monté, plusieurs mecs) etc …

Je tiens à dire que dans mon cas, c’était vraiment « clean ». Le contrat est clair, on doit AVANT le tournage fournir un test HIV + hépatique de moins d’1 mois. Le contrat mentionne nos droits à l’image (on cède les droits pour le site), mais bien sur on peut revenir sur cette prise de position par la suite (sympa en cas de changement de taf etc…). On peut a tout moment dire NON. Perso, je n’ai pas souhaité qu’on passe par la petite porte et cela a été respecté (même si la nana qui « dirige » a un peu insisté pour que je cède).

Arrive le jour J. On a rendez vous dans un jardin public, tournage de la « pseudo interview » avec le cameraman. Puis on va dans un hôtel (très classe avec une chambre très spacieuse) pour le « vif du sujet ». Là, ben je vois l’acteur et une nana, les spots de lumières. La nana m’indique comment va se passer le tournage, me donne quelques consignes (genre « n’hésites pas à crier »). Bref, j’étais un peu morte de trouille ! 

 

Puis on passe au chose sérieuse et au début la nana m’a pas mal donné de consignes etc. Le mec au début était un peu « bourrin » puis je me suis détendu et finalement çà s’est bien passé.

 

 

 

J’ai bien aimé pour l’expérience, mais je dirais pas que j’ai eu du plaisir non. Entre la nana qui dirige, les gens autour, les spots et tout ca « intimide ».


Fin de l’histoire ! 


Non pas tout à fait. Au boulot, plusieurs mecs ont commencé à me chauffer me coller etc … j’ai appris qu’ils avaient vu ma vidéo sur le site ! Et du coup, je suis plus une collègue de travail, mais « la pute de service ». Avec le recul, si on est mère, çà reste délicat vis à vis des ces enfants …

 

Un cousin aussi m’a vu et a refuser par la suite tout contact avec moi, car pour lui j’étais devenu « femme immorale » (genre je mate des pornos mais surtout pas de cul dans mon entourage). J’ai eu d’autre personnes dans la famille qui y ont fait allusion et j’avoue que çà mets mal à l’aise même si pas de mal à en parler car j’assume totalement mes actes. Mais avec le recul, je n’avais pas pensé à l’impact en acceptant … je pensais pas que mon entourage (amis familles) le saurais (enfin pas autant de personnes). Pourtant je ne l’ai pas crié sur les toits.

J’ai par la suite été recontacté par eux. Je n’ai pas renouvelé l’expérience, et cela ma fait réfléchir au fait que tourner une fois pour « s’amuser » OK, mais finalement, le pas vers la prostitution n’est pas loin. On est quand même payée 350€ et dans mon cas, je suis resté un peu moins de 2H avec eux !

Donc des nanas un peu naïve, en galère etc … je conçois qu’on puisse sombrer dans le porno.

Conclusion, ben j’ai aimé le faire, j’assume totalement  (çà demande aussi un caractère fort ce qui est mon cas, pour les « conséquences »). Ca ouvre les yeux sur l’hypocrisie des gens, je pensais pas qu’autant de personne me verrait. J’ai été aussi étonné d’une copine qui est célibataire, soit disant sainte ni touche et qui me demande pourquoi j’ai fais çà (comment l’as t-elle su ?)

Voila pour mon témoignage. Libre à toi de l’utiliser ou non dans ton article. Je tiens a préciser que je ne suis pas « payée » par J&M pour te dire çà.

51 responses so far

  1. Que dire à propos de la société française ? Les gens n’ont pas de gouts, c’est tout. Et le pire c’est qu’ils se plaisent dans la médiocrité et que la qualité leur est devenue presque répugnante. Il ne faut plus de porno chic mais du porno voyou. Je comprend même pas comment ce site de détraqués, d’anciens taulards, tatoués , gros lards, moches et imbaisables ai autant de succès. C’est dingue, le porno c’est pas ça, il faut acheter les films des plus belles filles du monde et des plus gros sexes. Ce qui est clair, c’est que tout le monde veut baiser (surtout les mecs): n’importe qui, tout le temps et faire ce qui les arrangent. Mais ça ne change rien, ça fera pas deux des Lexington Steele ou des Rocco, au final ils se tapent des pauv’s filles parce que eux mêmes sont des pauvres gens. Si les gens n’aiment plus les belles images mais des images mal tournées avec un smartphone, où allons nous ? Tout ça pour quoi ? Parce que on croit se reconnaître dans cette masse de gens, de celui qui peut ressembler à mon voisin, donc je me sens plus proche de lui et la scène semble plus authentique? Non ils se trompent lourdement. Il y’a une raison si les grandes sociétés de marque comme Vivid et Evil Angel et les actrices françaises qui font carrière aux SA ignorent ces cas sociaux: c’est du cirque, les filles sont maltraitées, sous payées, manipulées, c’est du cirque.

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