It’s a fat sick sad world.

Bon bon bon.

Récemment, sur Tweeter, Facebook, et autres moyens de communication, je me suis pas mal lâchée sur une initiative malheureuse de certaines fat blogueuses : un Ezine appelé Women, dont le pitch est “un magazine pour toutes les femmes”.

Mais pourquoi tant de haine ? Oui pourquoi ?

D’abord parce que j’ai naturellement la dent dure. Je suis aussi gentille que je peux être mauvaise.

Ensuite, parce que, bêtement sans doute, je me suis sentie concernée.

Je suis grosse. Je suis née grosse. J’ai eu la chance de ne jamais vraiment en souffrir. Je me suis assez vite intéressée aux phénomènes discriminatoires, d’abord en militant chez Allegro Fortissimo, ensuite en faisant partie de l’équipe de lancement et d’animation de ce qui était un grand site de Size Acceptance français, le Pulpe Club.

Bien sur je n’ai pas eu que de bonnes idées. Nous avons raté quelques actions, nous aurions pu être plus organisé ou plus performants lors d’autres. Nous étions une équipe soudée, motivée, revendicatrice. Je ne compte pas les heures passées à organiser des soirées, à écrire des articles, à contacter des médias, mais surtout à réfléchir sur ce que nous voulions faire de nos idées, la manière de les mettre en mouvement, et le sens que nous donnions à nos actes militants. Et je pense sincèrement que les actions, les articles, les discussions, que nous avons eu avec les usagers de notre site, avec les acteurs du monde politique, de a santé, ont réellement eu une influence sur nos vies de gros, de grosses. Je retiens surtout les paroles des nanas comme moi, qui ont réalisé qu’elles avaient le droit de vivre, que j’ai vu s’épanouir et changer. Je retiens aussi l’installation de l’IRM à champ ouvert, les programmes d’accueil en  milieu hospitalier des grands obèses. J’ai l’air de me vanter, mais c’est vrai, je suis fière de tout cela. Je ne l’ai pas fait seule, nous étions une équipe, des impulsions différentes dirigées vers quelque chose de bien.

Je me suis éloignée, pour des raisons qui seraient bien trop compliquées à expliquer, de ce monde militant. D’abord en ne prenant plus part aux décisions, ensuite en devenant un simple usager de la structure dont j’étais présidente, puis en partant, simplement. Aujourd’hui, je suis toujours une femme grosse, avec les mêmes idées, les mêmes colères, les mêmes besoins. Mais je me contente de consommer ce qui m’est offert en France : Pulpe Club, Vive Les Rondes surtout. Et puis bien sur la très influente blogosphère des grosses à sequin, les blogs modes pour celluliteuses réunies. Des ces blogs est née il y a plusieurs mois un Ezine, les Modeuses Rondes, que je n’aime pas particulièrement, mais qui a le mérite d’être plutôt bien pensé, plutôt ludique, et plutôt informatif.

Et puis, il y a une semaine, cet autre projet : Women.

Je ne recommencerai pas ma critique. Disons simplement que je trouve que c’est une énorme catastrophe. En terme de réalisation, de photos, de message, de communication.

Mais pourquoi ca m’énerve ?

Parce que je suis une minorité. Et que je suis très sensibilisée à mon statut de minorité. Et que tout ce qui se fait concernant l’obèse, l’obésité, m’intéresse. Et que je suis féministe, et que par extension, ce qui a en cœur de cible la grosse femme m’intéresse doublement.

Et oui, j’ai déja écrit à Vogue, à Cosmopolitain, à Glamour, à Marie Claire. J’ai même déja été publiée, NA. Mon énervement ne se porte pas personnellement sur ces quelques nanas qui ont cru bon de pondre le journal du lycée version Fat.

Ce qui m’énerve, mais vraiment, c’est que nous nous devons aujourd’hui d’être attentives à la manière dont nous communiquons.

Quand je militais, j’ai toujours refusée la vision américaine de la Size Acceptance : plus gros, plus beau. J’ai toujours eu un regard critique sur la sexualisation du corps gros, et sur les dérives quasi sectaires de certains hommes amateurs de gras. J’ai toujours essayé de penser nos actions dans un cadre plus global, avec la volonté de les inscrire dans une prévention des risques de l’obésité et une sensibilisation à la nécessité de médicaliser les obèses.  C’est aussi pour ces raisons que j’ai quitté ce petit monde, le message n’étais pas à mon sens, assez clair.

Je ne peux pas m’empêcher de penser que se lancer dans la création d’un magazine célébrant la diversité des corps et des femmes (“Pour toutes les femmes”), c’est avoir une démarche militante, différente. Et, partant de cette acception, je ne supporte pas que l’on soumette au regard des gens du dehors, de ces gens qui pensent encore l’obésité comme une maladie de l’intelligence et de la volonté, un travail aussi peu abouti et aussi peu qualitatif.

Pourquoi, mon dieu, pourquoi, tendre si bien le bâton pour se faire battre ?

D’abord la forme.

Fallait il vraiment se presser de sortir cet Ezine ? La relecture orthographique et grammaticale ne pouvait elle pas être au moins une priorité ? L’argument selon lequel il aurait été sorti en deux semaines n’est pas recevable. Quel projet sort en deux semaines ? A quel usage ? Pourquoi cette deadline?

Fallait il vraiment utiliser cette photo de couverture ? Ces femmes, qui sont pourtant individuellement charmantes et parfois intelligentes, sont posées là, avec l’air de ne pas savoir pourquoi, le bras en l’air … Voilà. C’est nous les grosses.

Sur le fond ensuite.

La trame n’est pas mauvaise, elle respecte à la lettre le cheminement classique de nos féminins. De la mode, de la beauté, de la sexo. La mode est vieille, la beauté est passée, et la sexo vulgaire. La bonne surprise reste l’article sur les cheveux métissés, même si on voit sur le web en ce moment une floraison de blogs sur le sujet (Go Nappy, Be Happy), mais en tout cas, on cherche là au moins l’ouverture à toutes les femmes. D’ailleurs finalement, j’ai peut être mal compris. C’est peut être un magazine pour toutes les femmes grosses ?

Les pages cultures me mettent en rogne. Enfin, surtout la littérature. Promouvoir un livre de Cohen, cet espèce de charlatan télévisuel, qui passe sa vie à se faire du pognon sur le dos des obèses, sans avoir jamais rien proposé de curatif, ca me donne juste envie de gerber. Il y a tellement d’autres médecins qui ont écrit de manière beaucoup plus juste sur le traitement de l’obésité, sur les approches multi-thérapeutiques, sur les régimes, sur les chirurgies … Pourquoi choisir encore cet individu qui nous chie constamment à la gueule ?

Les pages cuisine, je ne sais pas. Je ne testerai pas les recettes. D’ailleurs je ne les ai pas lues. Enfin si, la première : prenez une tomate, piquez la sur une brochette. Mais sans doute peut on s’interroger sur la nécessité d’en faire autant. Encore une fois, je ne comprends pas le message.

En fait, Women me fait l’impression de dizaines de blogs compilés.

Et alors que j’ai plaisir à lire ces blogs, car chacun a sa personnalité, son ton, son sujet, Women les dénature. Noie les idées, l’énergie, dans un espèce de fouilli indigeste.

Je n’ai pas les cheveux métis, mais je lis des blogs consacrés à leur entretien. Parce que la démarche m’intéresse. Parce que l’idée que les cheveux noirs ne sont pas mauvais, comme le raconte le documentaire sorti récemment. Parce que s’accepter, dans son corps, dans ses cheveux, c’est finalement loin d’être futile.

Bon je disgresse à mort là.

Donc, grosses de tout pays, je vous en supplie, faites de jolies choses, des choses intelligentes ou pas, futiles ou importantes, mais pensez les. Allez au bout de vos idées, montrez ce que vous savez faire. Mais ne sacrifiez pas vos talents pour une deadline, pour la tentation d’un buzz dans une micro communauté, pour faire pareil que les copines d’en face, ou encore pour profiter de l’offre de sponsorisation d’une marque, pour lancer vos ateliers de customisation, de relooking ou de sexo-thérapie pour unijambistes. Ne nous vendez pas !

Pour les aficionados :

Skorch : le magasine féminin pour grosses de référence (pour moi)

Le Blog de Big Beauty : le blog qui buzz le plus, et qui est loin d’être laid

Neby : des vêtements, et surtout des modèles qui sont belles belles belles / Maintenant fermé.

Saks in the city : sans doute la plus class des fatshionistas FR.

(Friday, December 11, 2009)

Girl meets Guy. Ou pas.

Ca commence comme un premier rendez-vous.

4 heures de préparation physique et psychologique intense comprenant lavage, épilation, polissage, crêmage, ongles, séchage de cheveux, essais de tenues, make up, un épisode de Gossip Girl, 12 cigarettes, 1 litres de coca light, une crise existentielle parce que tous mes collants sont troués, 3 coups de fils à une amie, 2 sms de confirmation de rendez-vous, 15 tweets, une prière pour qu’il ne pleuve pas, un quart d’heure euphorique, un rangement de sac.

Bref, ca commençait pas mal, en sortant de chez moi je me fais siffler par mon clodo du coin, qui est LE test de ma sexytude. En prenant le métro, un mec me tient la porte pour que je puisse frauder sans m’arracher, bref, un sans faute.

Arrivée, pile à l’heure, au lieu dit, première angoisse. Je ne me souviens plus de son visage. Bon. Je me souviens d’autres détails de son anatomie. Pas sur que ca m’aide.

Deuxième ennui, j’ai rendez-vous dans l’endroit où doivent se donner rendez-vous toutes les personnes qui se rencontrent sur le web. Ca se voit à nos visages. Chaque individu qui sort de la bouche de métro est scruté, déshabillé des yeux, soupesé.

Justement, je crois que voilà mon date. Miam. Enfin je crois. Parce que de loin, ca pourrait être lui. Grand, brun, bon style, petite lunettes. Miam. S’enclenche la machine à fantasme et je nous vois déjà le lendemain matin au petit déjeuner en train de lire Libé amoureusement.

Sauf que quelqu’un vient de me taper sur l’épaule. Et que donc, le grand brun, qui s’avance pourtant dans ma direction, ne peut pas être mon date. Si je me retourne, j’abandonne mon bel inconnu avec qui j’ai déja décidé qu’on irait jamais chez Ikea. Quel deuil affreux.

Le mec qui vient de me taper sur l’épaule me dit vaguement quelque chose. On se fait la bise. Il me demande ce que je deviens. Ahhhhhh. Putain c’est ma fête. C’est Thomas, avec qui j’étais en classe au lycée. Tant pis tant mieux. Sauf qu’avec tout ca, mon inconnu du web commence à être en retard. Et à chaque fois que je suis en retard pour ce genre de truc, ca veut dire que je viens pas. Donc si il est comme moi, il m’a planté. Youhou.

Bon. Je crois qu’il ne va pas venir. D’ailleurs son téléphone est sur répondeur. Sans passer par la case départ. Il est peut-être dans le métro. Sauf que moi je capte dans le métro. Et puis il vient en voiture. Merde merde merde. Ou alors, parano ultime, il m’a vu, il est reparti. Ou il m’a vu en train de claquer la bise à cet abruti de Thomas et comme c’est un garçon super sensible, il est en train de pleurer tout seul quelque part. Ou alors son chien est mort et il est parti disperser ses cendres en Mongolie. Ou il a perdu son téléphone et il cherche par tout les moyens comment me contacter et il est super malheureux. Ou, plus vraisemblablement, il a trouvé une autre petite à lever ce soir, et sur une échelle de baisitude, elle devait avoir de l’avance, et il a choisi. Et puis, c’est difficile à annoncer  : “Ouais, finalement, je vais passer la nuit avec Choobidoo23, tu m’en veux pas hein.”.

Ouais. Plus de doute. 20 minutes de retard, téléphone sur répondeur, aucune nouvelle. Gros #fail pour ma gueule. Retour à la case on-est-samedi-soir-et-j’ai-annoncé-a-toutes-mes-copines-que-je-sortais-pas-ce-soir-parce-que-je-rencontrais-un-super-bogosse.

J’ai plus qu’à avouer. Passer le coup de fil de la honte.

“Ouais, en fait, bon … on a pas trop accroché tu vois … le IRL parfois, c’est décevant … on a décidé de pas insister … non non, il est sympa … mais physiquement tu vois, c’est pas ma came … ouais ouais … bon bah je vous rejoins ou quoi ?”

Résultat, 10 tequila paf plus tard, je rencontre Manouel, qui est chilien, ca tombe bien, j’adore les chiliens, d’ailleurs je parle pas espagnol, et son français se limite à Lady Marmelade. Mais Manouel, il me comprend. Et il est beau. Enfin je crois. Et pour ce soir, ca ira bien.

Saturday, November 28, 2009

Sick Sad World

Barbes, 14h

J’attends le bus. Rien de sexy. J’écoute un podcast chiant.

Arrive un mec. Qui commence à me dire que je suis, en gros, la plus belle femme du monde, son fantasme vivant, qu’on doit absolument aller boire un café au Quick d’en face sinon sa vie sera une tragédie.

Au début, j’emploie la tactique officielle “Oh comme mon podcast est intéressant je n’entends pas ce que dit le petit homme à dent en or qui gesticule devant moi”.

Mais mon adversaire décide qu’il doit vraiment me parler et m’arrache donc mon écouteur de l’oreille. J’ai bien sur pris la totale mesure de cet acte romantique et chevaleresque, et j’ai donc pris ma voix la plus douce, la plus mesurée et la plus diplomate pour lui signifier que mes sentiments n’étaient pas réciproques mais que je lui souhaitais bonne chance dans sa quête de l’amour.

Enfin c’est ce que j’aurai du faire. Parce que dans la réalité, j’ai tendance à avoir un arrière fond du 9.5 en moi, et dès qu’on m’emmerde, je suis prise d’une diarrhée verbale à la hauteur de celle de Diams. J’ai donc plus lui dire “Ehhh mais mec tu t’es pris pour qui là ? Va niquer ta mère !”. Ou enfin quelque chose comme ca.

Mais mon prince charmant ne se décourage pas, me tient par l’écouteur (oui, enfin il me tient en laisse par l’écouteur), et commence à détailler avec des détails imaginatifs ce qu’il aimerait faire de mes parties intimes. NICE !

Dans mon esprit un dilemme : je tire d’un coup sec sur mon écouteur, et je me casse, avec la possibilité qu’il me suive et que la situation recommence 30m après. Ou alors, je reste là, un oeuil sur les minutes qui défilent avant l’arrivée supposée de ce putain de 31 (plus que 6 minutes). Certainement la meilleure solution, mais ma grosse gueule me joue des tours, et j’ai été incapable de soutenir stoïquement les assauts de mon délicieux compagnon.

J’ai pété un plomb après qu’il m’ait demandé au bout de la 12e demande concernant mon tour de poitrine. J’avoue. J’aurai pas du. Il ne restait que 3 minutes sur le tableau électronique de la RATP. Mais diahrrée verbale, énervement, PMS, bref, j’ai commencé ma tirade par un “MAIS PUTAIN T’AS VU TA GUEULE DE ROUMAIN HERPÉTIQUE”. Ok, pas très sympa. Surtout pour les roms qui trainaient derrière. Ensuite je me souviens assez mal, mais j’ai été vulgaire, violente, j’ai crié très fort avec ma voix de souris circoncise, et à un moment, je l’ai menacé de lui mettre un pain.

Ne faites pas ca à la maison les enfants.

Je vois le bus arriver, je me coupe dans mon vomi d’insultes, mais je n’étais pas seule à vouloir prendre le bus, donc cohue. Le mec me suit en hurlant, je suis un peu ragaillardie par le bus qui arrive, les gens qui s’agglutinent autour de moi, j’en profite pour lui mettre un gros coup de coude dans le bide. Hop.

Mon pied est sur la première marche du bus, et là. La plus grosse et énorme main au cul que j’ai jamais eu le _plaisir_ de recevoir de ma vie. La main au cul bien vicieuse et dégueulasse et horrible.

Reflexe. Coup de pied en arriere. Je monte dans le bus. Je pousse tout le monde et je vais me planquer dans l’accordéon. Le bus démarre. Je regarde le mec, il est par terre et il se tient la tête entre les mains.

Oops.

Head Kick combo. Me demande combien ca me fait de points.

(Saturday, November 28, 2009)

Je hais Twitter

Ou plutôt, comment j’ai découvert que j’étais une ado attardée grâce à Twitter.

Je suis sur Twitter depuis 2007. Je me suis d’abord inscrite à cause d’une sombre histoire d’espionnage virtuel de mec potentiel. J’avoue. J’étais jeune et belle, l’herbe était encore verte, je ne le ferai plus, pardon maman. J’ai vite abandonné, le mec en question s’échappant, et mon intérêt twittesque avec.

Il y a encore un mois, je devais poster un pauvre et misérable twit par mois, (oui je sais il faut dire tweet, mais je suis une rebelle), et à part valider la théorie des 6 poignées de mains, c’est à dire pouvoir suivre les élucubrations de mes idoles de trash tv, je m’y ennuyais plutôt. Mon domaine c’était Facebook et Netechangisme, Adopteunmec.

Et puis. Tout a changé.

Pour des raisons très chiantes et complétement #ci, les initiés comprendront, je me suis retrouvée à regarder pas mal la télé seule avec mon plat congelé Weight Watcher, ma pizza et mon litron de coca. Et j’ai découvert le bonheur du LT, le Live Twit (TWEET).

J’ai une bonne base de langue de pute. Des années d’entrainement à la terrasses des cafés du 4e, sur les bancs de la fac, une ironie développée grâce au passage en intraveineuse des films de Woody Allen dès 6 ans, et à un usage d’IRC complétement débile pendant quelques années. Je remercie également ma surcharge pondérale, à qui je dois un certain je ne sais quoi de dérision.

Je suis aussi une énorme voyeuse, et mes meilleurs souvenirs télévisuels d’enfance ne sont pas Dragon Ball Z ou le Club Dorothée, mais les “Cas de Divorce” que je regardais en douce. Je n’avais pas tout à fait compris qu’il s’agissait d’une série Z, et que les procès n’étaient pas tout à fait comme ca en vrai. Je rêve parfois tout de même de divorcer de mon mari homosexuel, coiffée comme dans Dynastie, hurlant devant un président grave et compatissant, avant que mon amant ne vienne témoigner à charge, racontant nos ébats au Fouetti Fouetta Club de Bourg en Bresse. Ce qui me manque le plus, c’est le mec génial qui présentant les cas au début de chaque épisode ..

Quel homme ! Quelle voix !

(…)

Donc le Live Twit (TWEET)(Merde).

C’est juste orgasmique de pouvoir partager mes saillies drolatiques avec des individus aussi méchants et voyeurs que moi. A un tel point qu’il m’arrive parfois de m’intéresser beaucoup plus à ce qui se passe sur mon Tweet Deck que sur mon écran. Et qu’il m’arrive, quand il se passe quelque chose de marrant IRL, de vouloir trouver un hashtag à la situation pour pouvoir le LT. Je trouve que Tweet Deck ou Uber Twitter ne rafraichissent jamais assez vite. Enfin, bref, je suis tout à fait intoxiquée.

Le pire, c’est que le LT devient un sous genre de voyeurisme et de sitcom. Le LT a ses personnages récurrents, ses private jokes, ses codes, ses détracteurs en mode “ouais #mcla a pourri ma timeline bouuuh”. Les gens qui LT rassemblés sur un plateau d’AB production, ce serait un joli cross over Hélène et les garçons / Mac Gyver / Alf (toi même tu sais)/Star Treck.

Je me demande si il est opportun de poster ce tumblr. Je démontre que je suis à la fois : accro à la trash tv, à internet, au virtuel, et que je suis #NOLIFE. Et ce ne sont pas mes seuls défauts. J’aime aussi beaucoup les colliers avec des donuts en plastique, les blagues pourries, la Amstel pression, la chanson française des années 50_60_70, et je podcast Ruquier, je rêve de vivre à Charleroi.

Ultime blague pourrie avec musique que j’aime et je suis sure qu’il boit de l’Amstel pression : Le Glacier.

(Thursday, November 26, 2009)

Grosse féministe